Trois jeunes oratrices célèbrent les droits humains par leur verbe
À l’occasion du 77e anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’homme, la Team Europe et l’Université protestante d’Afrique centrale, UPAC ont organisé la […]
publier le 10/12/2025 pas Armand Djaleu
Achille Mbembe prévient : « L’Afrique va connaître davantage de...
Au lendemain de la tentative de putsch au Bénin, le philosophe camerounais Achille Mbembe estime que le continent entre dans une phase dominée par la […]
Au lendemain de la tentative de putsch au Bénin, le philosophe camerounais Achille Mbembe estime que le continent entre dans une phase dominée par la force et la prédation. Selon lui, les coups d’État devraient se multiplier en raison d’un système politique en crise profonde.
Interrogé par Le Monde Afrique, Achille Mbembe, directeur de la Fondation de l’innovation pour la démocratie, juge que la vague de putschs qui secoue le continent depuis 2020 n’est pas une série d’événements isolés, mais le symptôme d’une crise structurelle. En cinq ans, quatorze coups d’État ont frappé l’Afrique, touchant aussi bien le Sahel que la Guinée, le Gabon, Madagascar ou encore la Guinée-Bissau.
À ses yeux, il ne s’agit pas d’une crise de la démocratie — notion qu’il qualifie même « d’abus de langage » dans la plupart des États africains — mais de l’effondrement d’un « multipartisme administratif » fondé sur des institutions héritées de la colonisation. Conçues pour commander et réprimer plutôt que pour dialoguer, ces structures alimenteraient un cycle de violences politiques dont les putschs ne seraient qu’une manifestation récurrente.
L’intellectuel camerounais cite néanmoins quelques exceptions qui se rapprochent de l’État de droit : l’Afrique du Sud, le Botswana, l’île Maurice, le Cap-Vert, les Seychelles et, dans une moindre mesure, le Sénégal.
Valorisation du Lac municipal et de la Vallée de Mingoa: « une bouffée...
Il s’agit à travers ce projet, entre autres objectifs, d’améliorer le tourisme et aménager de nouveau pôles de loisirs dans la ville. Pour le ministère […]
publier le 09/12/2025 par Alexandre L
Valorisation du Lac municipal et de la Vallée de Mingoa: « une bouffée d’air dans la cité capitale » (Mindhu)
Accueil » Politique » Valorisation du Lac municipal et de la Vallée de Mingoa: « une bouffée d’air dans la cité capitale » (Mindhu)
Il s’agit à travers ce projet, entre autres objectifs, d’améliorer le tourisme et aménager de nouveau pôles de loisirs dans la ville.
Pour le ministère du Développement urbain et de l’Habitat (Mindhu), les travaux de ce projet ont consisté à l’aménagement et l’assainissement du Lac Municipal et à l’aménagement de la vallée de la Mingoa, respectivement phase 1 et 2 dudit projet.
Voici comment le Mindhu présente cette réalisation phare
Projet de valorisation du Lac municipal et de la Vallée de Mingoa à Yaoundé : une bouffée d’air dans la cité capitale
Moderniser l’ensemble du bassin versant situé de part et d’autre du Lac, rendre attractif le centre-ville de Yaoundé, et améliorer le tourisme et aménager de nouveau pôles de loisirs dans la ville. Tels sont les objectifs du projet de valorisation du Lac Municipal et de la Vallée de la Mingoa, dans la ville de Yaoundé. Mis sur pied en 2015, ledit projet est reparti en deux phases :
– Phase 1 : l’aménagement et l’assainissement du Lac Municipal ;
– Phase 2 : l’aménagement de la vallée de la Mingoa.
Réalisations de la phase 1
Les travaux de la première phase ont démarré le 04 janvier 2021 et se sont achevés par la réception provisoire des travaux le 12 avril 2024. Les travaux ont été réalisés par l’entreprise Espagnole ELECNOR SA pour un montant de 12 365 619 102 fcfa HT à l’issue des accords de financement entre l’Etat du Cameroun et la Deutsche Bank Espagne.
Ainsi, pour ce qui est de cette première phase, les travaux ont consisté au curage du Lac Municipal (grand et petit bassin) d’une superficie de 109 950 m2, à l’aménagement d’une voie multimodale de 1800 ml qui ceinture le lac, à l’aménagement d’une voie interne de 600 ml, à la construction d’un restaurant en forme de nénuphar au abord du lac, à la réalisation de 44 000 m2 d’espaces verts autour du lac, à la pose de l’éclairage public et l’aménagement des parkings, à la construction des ouvrages d’assainissement et des réseaux et à la pose de dégrilleurs pour empêcher l’entrée des déchets solides dans le lac.
Comme conséquence directe du Projet, la zone aux alentours du Lac est revalorisée et connaîtra un développement des investissements tels que des grands centres commerciaux ainsi que des centres de loisirs et de développement socio-culturel. Par ailleurs, ce projet de valorisation du Lac municipal, lieu emblématique et représentatif situé dans le centre de la capitale du Cameroun, permettra d’augmenter la fréquentation touristique de la Ville de Yaoundé, avec tous les avantages économiques qui s’y rattachent.
Perspectives d’ouverture du restaurant
Le restaurant gastronomique avec une vue panoramique sur les eaux du lac, construit lors de la phase 1 est sorti de terre et prêt à l’emploi, contribuant à l’attractivité immédiate du site pour les populations de Yaoundé. La mairie de ville principal exploitant de ce restaurant procède déjà à l’installation des équipements. Son ouverture est imminente, dans le cadre des travaux complémentaires financés par les ressources propres du MINHDU pour sécuriser et exploiter le site, malgré les défis de trésorerie.
Bien comprendre la décision du Comité national de la dette publique (CND)
Le Comité national de la dette publique (CND) a rejeté la demande de prêt complémentaire de 4,06 milliards FCFA auprès de la succursale espagnole de Deutsche Bank pour la phase intermédiaire du projet de valorisation du Lac municipal de Yaoundé. Le CND a jugé la demande non pertinente en raison du montant jugé dérisoire, estimant que cette somme pouvait être couverte par les ressources propres du MINHDU sans recourir à un nouvel emprunt extérieur. Cette décision intervenait après l’exigence de la banque d’un nouveau décret d’habilitation du gouvernement camerounais, préalable à tout déblocage. Ce refus a obligé le MINHDU à mobiliser ses fonds internes pour des travaux prioritaires comme la sécurisation du site par une clôture métallique, évitant ainsi l’arrêt complet du chantier. Le Ministre de l’Habitat et du Développement Urbain, Célestine Ketcha Courtès, l’a confirmé lors de la présentation du budget 2026 devant l’Assemblée nationale, soulignant que les crédits internes n’étaient pas encore pleinement décaissés mais que les avancées se poursuivaient.
Clarification sur l’hôtel 5 étoiles
La construction d’un hôtel 5 étoiles n’entre nullement dans le cahier des charges du MINHDU pour ce projet, qui se limite à la valorisation du lac et non à des initiatives hôtelières sur des terrains adjacents. Le MINHDU réaffirme sa détermination à livrer des ouvrages tangibles, restaurant la confiance des citoyens par des réalisations concrètes.
Il est à noter que la phase 2 concerne la rénovation de toute la Vallée de la Mingoa, qui pourra se faire dans le cadre d’un Partenariat Public-Privé, sur une superficie d’environ 250 ha. Un accent particulier sera porté sur l’assainissement de tout le Bassin Versant de la MINGOA pour protéger la qualité des eaux du lac municipal. Il y est envisagé la réalisation d’un grand centre d’affaires, un nouveau centre administratif sur la partie en aval de la vallée de la MINGOA avec des immeubles ministériels modernes de grandes hauteurs, des immeubles à usage de bureaux et du tourisme, ainsi que toutes les infrastructures modernes d’accompagnement (commerces, parkings, conférences et services divers).
FECAFOOT : Samuel Eto’o accuse Geremi Njitap de complot et dénon...
Dans des déclarations fracassantes, le président de la Fédération camerounaise de football accuse ouvertement son rival de manœuvres déloyales et dénonce un climat de duplicité […]
Publier le 09/12/2025 Par Benoit Baham
Dans des déclarations fracassantes, le président de la Fédération camerounaise de football accuse ouvertement son rival de manœuvres déloyales et dénonce un climat de duplicité au sein de l’instance dirigeante.
Samuel Eto’o Fils ne mâche plus ses mots. Le président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT) a levé le voile sur ce qu’il considère comme une véritable cabale orchestrée contre lui au sein de l’institution qu’il dirige depuis 2021. Au cœur de ses accusations : Geremi Njitap, ancien international et figure influente du football camerounais.
« Ils ont tout fait pour m’éliminer à la Fédération, Geremi Njitap en tête », a déclaré la légende des Lions Indomptables, rompant avec la réserve habituelle qui caractérise les conflits internes des instances sportives. Cette sortie publique marque un tournant dans les tensions qui minent la gouvernance du football camerounais.
Des accusations graves et assumées
Eto’o ne se contente pas d’insinuations. Il affirme ouvertement que son rival politique a cherché à précipiter sa chute, non par conviction ou par projet alternatif, mais par pur opportunisme. « Je le dis ouvertement, ils le savent : Geremi a voulu qu’on soit éliminé, espérant occuper ce poste sans travailler », assène l’ancien attaquant du FC Barcelone et de l’Inter Milan.
Cette charge frontale intervient dans un contexte déjà tendu pour la FECAFOOT, confrontée à des défis multiples : résultats sportifs en dents de scie, problèmes de gouvernance et, comme le souligne Eto’o, des difficultés avec la FIFA, l’instance mondiale du football.
Cette référence aux « problèmes avec la FIFA » suggère que les adversaires d’Eto’o feraient l’objet de procédures ou d’enquêtes de l’instance internationale, une situation qui viendrait valider, selon lui, la justesse de sa position.
Un réquisitoire contre la duplicité
Au-delà du cas Geremi Njitap, Samuel Eto’o dresse un portrait inquiétant de l’atmosphère qui règne dans les couloirs de la fédération. « Ce sont des gens qui ne sont pas honnêtes : ils vous disent une chose et en font une autre », déplore-t-il, pointant du doigt une culture de la dissimulation et de la double parole.
Ces accusations de malhonnêteté et de manque d’intégrité, portées par celui qui reste l’un des footballeurs africains les plus titrés de l’histoire, pèsent lourd dans le débat public camerounais. Elles soulèvent des questions sur la transparence et l’éthique au sein d’une institution censée incarner les valeurs du sport.
Un clash aux multiples enjeux
Cette confrontation publique entre deux figures emblématiques du football camerounais dépasse le simple conflit de personnes. Elle révèle les lignes de fracture qui traversent la FECAFOOT et, plus largement, le football africain, souvent tiraillé entre aspirations à la modernité et pratiques de gouvernance contestées.
Pour Samuel Eto’o, cette sortie médiatique marque une stratégie de transparence radicale : plutôt que de laisser les rumeurs prospérer dans l’ombre, il choisit d’exposer publiquement ce qu’il présente comme la vérité sur les luttes d’influence qui agitent la fédération.
Reste à savoir si cette franchise assumée permettra d’assainir le climat au sein de la FECAFOOT ou si elle ne fera qu’approfondir les divisions dans une institution qui, pour remplir sa mission, aurait besoin d’unité et de sérénité. Une chose est certaine : le silence est désormais rompu, et le football camerounais devra composer avec cette nouvelle ère de vérités dévoilées.
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A la Une
Lions Indomptables Confidentiel :
plusieurs Lions Indomptables pourraient renoncer à la Can 2025 au Maroc
Selon une source proche du dossier, ceux-ci ont saisi le ministre des Sports et de l’éducation physique pour le besoin de la cause. C’est une […]
Selon une source proche du dossier, ceux-ci ont saisi le ministre des Sports et de l’éducation physique pour le besoin de la cause.
C’est une situation de confusion qu’il y a, actuellement au sein de la tanière des Lions Indomptables. En effet, selon une source proche du dossier, certains joueurs de l’équipe nationale du Cameroun, ne pourraient pas être de l’expédition marocaine. Ceux-ci viennent d’ailleurs de saisir le ministre des Sports et de l’éducation physique pour le besoin de la cause.
Ces Lions Indomptables déplorent la situation actuelle de conflit qu’il y a entre la Fédération camerounaise de football et le ministère des Sports et de l’éducation physique. Une situation conflictuelle qui a refait surface après l’assemblée générale de la Fédération camerounaise de football organisé le 29 novembre dernier à Yaoundé.
C’est dans cette scabreuse ambiance que les lionnes veulent une clarification de la situation
Alors que le ministre des Sports avait ordonné la suspension des travaux et l’interdiction de la tenue de cette assemblée, la Fecafoot avait maintenu son assisse, réélisant dans la foulée, Samuel Eto’o, pour un nouveau mandat de quatre ans. L’instance faitière du football camerounais avait par ailleurs, procédé au limogeage de Marc Brys le sélectionneur entraineur des Lions Indomptables.
David Pagou, un proche du président de la Fecafoot avait été nommé entraineur des Lions Indomptables. Le temps d’une conférence de presse, David Pagou avait publié une « liste » des Lions Indomptables convoqués pour la Can 2025 au Maroc, avec, la non convocation de plusieurs cadres de l’équipe nationale. Ce lundi, Marc Brys qui est lié à l’Etat du Cameroun par un contrat a de son côté publié la liste des joueurs convoqués. Une situation confuse, propre à nos fédérations sous les tropiques. C’est dans cette scabreuse ambiance que les lionnes veulent une clarification de la situation.
Voir Aussi :
ISSA TCHIROMA EN EXIL ??
EXIL POLITIQUE : ISSA TCHIROMA EN GAMBIE, UN TOURNANT DANS LA SCÈNE POLITIQUE CAMEROUNAISE
L’annonce de l’exil de Issa Tchiroma Bakary en Gambie a provoqué une onde de choc au sein de la classe politique camerounaise. Figure controversée, ancien ministre de la Communication et porte-parole du gouvernement, Issa Tchiroma a longtemps été perçu comme l’un des défenseurs les plus fidèles du régime en place. Son départ soudain du pays marque un tournant inattendu dans sa trajectoire politique et soulève de nombreuses interrogations sur les raisons profondes de cet exil.
Un départ sous tension
Selon plusieurs sources concordantes, Issa Tchiroma aurait quitté le Cameroun dans un climat de méfiance et de pressions croissantes. Des divergences internes au sein du pouvoir, combinées à des menaces implicites, auraient précipité sa décision de chercher refuge en Gambie. Ce départ, tenu secret pendant plusieurs jours, a été confirmé par des proches de l’ancien ministre, qui évoquent un besoin urgent de sécurité et de liberté d’expression.
De fidèle du régime à exilé politique
Issa Tchiroma, connu pour son éloquence et sa loyauté envers le pouvoir, a occupé plusieurs postes ministériels au cours de sa carrière. Son parcours, marqué par des prises de position souvent polémiques, a fait de lui une personnalité incontournable du paysage politique camerounais. Cependant, ces dernières années, des signes de désaccord avec certaines orientations du régime avaient commencé à apparaître. Son exil en Gambie pourrait ainsi traduire une rupture définitive avec le système qu’il a longtemps défendu.
Les réactions et les implications
L’annonce de cet exil a suscité des réactions contrastées. Certains y voient un acte de courage et une prise de conscience tardive face à la dérive autoritaire du pouvoir. D’autres, plus sceptiques, estiment qu’il s’agit d’une manœuvre stratégique visant à se repositionner politiquement à l’étranger. Quoi qu’il en soit, ce départ met en lumière les tensions internes qui minent le régime et la fragilité du climat politique actuel au Cameroun.
Un symbole d’un malaise plus profond
L’exil d’Issa Tchiroma en Gambie n’est pas un cas isolé. Il s’inscrit dans une série de départs forcés ou volontaires de figures politiques, d’activistes et de journalistes cherchant à échapper à la répression ou à l’intimidation. Ce phénomène témoigne d’un malaise profond au sein du pays, où la liberté d’expression et la sécurité des acteurs politiques restent gravement menacées.
Conclusion
L’exil d’Issa Tchiroma Bakary en Gambie marque une nouvelle étape dans l’histoire politique du Cameroun. Il symbolise à la fois la fin d’une ère et le début d’une remise en question pour un homme qui fut longtemps au cœur du pouvoir. Son départ pourrait bien ouvrir un nouveau chapitre, non seulement pour lui, mais aussi pour la dynamique politique nationale, en révélant les fractures internes d’un système en perte de légitimité.
Des journalistes détenus et plus de cent arrestations lors de manifestations de l'opposition
publier le 08.03.2019 par Isidore Akouete
Plus de cent arrestations lors de manifestations de l'opposition
Le week-end du 26 au 27 janvier 2019, plus de cents manifestants ont été arrêtés lors de « marches blanches » à Douala, Yaoundé, Dschang, Bafoussam et Bafang. Le parti d'opposition Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) avait appelé le 26 janvier 2019 à manifester pour protester contre ce qu'il considère comme une fraude électorale lors de l'élection présidentielle du 7 octobre 2018. Selon Amnesty International, les forces de sécurité ont fait un usage excessif de la force contre les manifestants. Sept personnes ont été blessées par balle à Douala, capitale administrative du Cameroun, tandis que plusieurs autres ont été rouées de coups. Une cinquantaine de personnes ont été libérées le lendemain de leur arrestation, alors que d'autres ont été placées en détention administrative. Deux journalistes couvrant les manifestations ont été arrêtés (cf. Liberté d'expression). Les autorités nient avoir utilisé des balles réelles et ont affirmé que ces manifestations étaient « non autorisées ». Maximilienne Ngo Mbe du Réseau des défenseurs des droits humains en Afrique centrale (REDHAC) a déclaré à Radio France Internationale (RFI) :
« C'est hors de question que dans une manifestation pacifique il y ait l'utilisation d'une force disproportionnée alors qu'il n'y a pas risque de casse, qu'il n'y a pas de risque de trouble à l'ordre public... »
Le MRC a annulé plusieurs manifestations prévues pour le 2 février 2019 dans plusieurs villes pour exiger la libération du chef du parti, Maurice Kamto (cf. Liberté d'association), après que le préfet de Yaoundé a interdit la manifestation dans la capitale afin de « préserver l'ordre public ».
Auparavant, le 4 novembre 2018, des dizaines de manifestants, partisans de Maurice Kamto, avaient été arrêtés à Bafoussam. Selon le MRC un total de 39 personnes ont été arrêtées. Les autorités affirment que la manifestation était non autorisée. Christophe Kamdem de MRC a commenté :
« J’avais, il y a deux semaines de cela, déposé une déclaration pour une marche pacifique auprès des autorités administratives. Et jusqu’à dimanche, je n’ai pas reçu de lettre signifiant une interdiction. J’ai été surpris quand nous avons amorcé cette marche que la police, l’armée, les gardiens de prison se ruent sur les militants du MRC »
Conférence de presse de l'opposition interdite
Les autorités administratives ont interdit la conférence de presse du candidat à la présidence Cabral Libii du parti d'opposition Univers prévue pour le 24 octobre 2018 pour commenter leur position sur les résultats officiels des élections, selon des sources issues des réseaux sociaux citées par Africanews.
Expression
Détention de plusieurs journalistes
Le 28 janvier 2019, les journalistes Théodore Tchopa et David Eyengue Nzima du journal Le Jour ont été arrêtés alors qu'ils couvraient une manifestation qui a éclaté lorsque le chef de l'opposition Maurice Kamto a été arrêté à Douala (cf. Liberté d'association). Ils ont été transférés au siège de la police judiciaire à Yaoundé, a déclaré le Comité pour la protection des journalistes (CPJ). Tous deux ont été libérés le 1er février 2019.
Le 5 novembre 2018, la journaliste Mimi Mefo Takambou s'est présentée à la gendarmerie nationale de Douala, accusée de propagation de fausses informations et de cybercriminalité. Ces chefs d'accusation ont ensuite été transformés en propagation d'informations susceptibles de porter atteinte à la sécurité de l'État. Elle avait été convoquée le 31 octobre 2018 par les autorités. Elle a été placée en détention préventive le 7 novembre 2018 et a été transférée à la prison de New Bell à Douala. Mefo Takambou couvrait le conflit dans les régions anglophones et elle est la fondatrice du blog Mimi Mefo Infos et rédactrice en chef du service de presse en anglais d’Equinoxe, une chaîne de télévision et radio privée. Elle a été libérée sous caution le 10 novembre et le tribunal militaire de Douala a abandonné toutes les charges retenues contre Mefo Takambou le 12 novembre 2018.
Un des avocats de Mefo a déclaré à l'AFP que Mefo était accusée d'avoir « relayé, tout en en indiquant la source, un post disant que ce sont des balles de l’armée qui ont tué le missionnaire américain Charles Trumann Wesco ». Wesco était un missionnaire américain, décédé le 30 octobre 2018 après avoir été victime d'une agression par balles à l'extérieur de Bamenda, dans la région du Nord-Ouest.
Le 23 octobre 2018, le directeur du site web Hurinews.com et défenseur des droits de l'homme, Michel Biem Tong, a été arrêté après avoir été convoqué par le Secrétariat d'État à la Défense à Yaoundé. Il a été accusé d'« apologie d'actes de terrorisme » en vertu de la loi antiterroriste de 2014. Selon Front Line Defenders, Biem Tong s'était vu refuser les visites et ses avocats n'étaient pas autorisés à accéder à son dossier. Suite à une grâce présidentielle accordée à 289 personnes détenues en relation avec la crise anglophone, Biem Tong a été libéré le 15 décembre 2018 (cf. Liberté d'association). Hurinews.com est un site d’information axé sur les droits de l’homme et Biem Tong a rendu compte des violations des droits de l’homme commises dans l’escalade du conflit anglophone, et plus récemment des violations commises au cours du processus électoral au Cameroun.
Le journaliste du Messager Joseph Olinga Ndoa a été arrêté le 3 novembre 2018 à Bafoussam et aurait été battu par des agents de la sécurité. Cette arrestation s'est produite dans le contexte de la manifestation de l'opposition du Mouvement pour la renaissance du Cameroun du 4 novembre 2018 (cf. Libérté de réunion pacifique) contre ce qui est qualifié de « hold-up électoral ». Olinga Ndoa a été remis en liberté temporairement le 5 novembre 2018.
Dans une déclaration publiée le 29 novembre 2018, huit organisations, dont Amnesty International et Tournons la Page, ont condamné les attaques et la répression contre les défenseurs des droits de l'homme et la société civile, ainsi que les arrestations de journalistes. Emilie Leroux de l'OSC CCFD-Terre Solidaire adéclaré :
« A cause des arrestations, il devient de plus en plus difficile pour les journalistes indépendants et les membres de la société civile de jouer leur rôle en toute sécurité alors que dans le contexte actuel, l’information, le dialogue et la participation de toutes les composantes de la société sont indispensables. »
Un journaliste d'investigation battu et poignardé
Le 31 janvier 2019 trois inconnus ont battu et poignardé le journaliste d'investigation Paul Chouta travaillant pour le site CameroonWeb alors qu'il quittait son domicile. Les trois attaquants ont pris la fuite lorsque les voisins de Chouta sont intervenus. Chouta et son rédacteur en chef, Emmanuel Vitus, ont déclaré au CPJ qu'ils pensent que l'attaque était liée à une interview que Chouta avait faite sur Facebook en direct avec le responsable de campagne du leader de l'opposition, Kamto, arrêté le 28 janvier 2019. Chouta a été blessé et affirme recevoir des menaces régulièrement.
Un groupe de défense des droits a demandé à l'ONU d'enquêter sur la détention arbitraire du journaliste Amadou
Le groupe de défense des droits Reporters sans frontières (RSF) a demandé au Groupe de travail des Nations unies sur la détention arbitraire d'examiner le cas du journaliste Amadou Vamouké, ancien chef de l'entité publique Cameroon Radio Television (CRT), qui est en detention depuis juillet 2016 sur des accusations de détournement de fonds. Son procès devant le tribunal criminel spécial a été reporté quinze fois. RSF a déclaré que l'État n'avait pas fourni d'éléments probants ou de témoignages à l'appui des charges retenues contre Vamouké. Arnaud Froger de RSF a déclaré :
« Après deux ans et demi derrière les barreaux sans avoir été condamné, le caractère arbitraire de la détention ne fait aucun doute. Il est essentiel qu’il soit reconnu par l’ONU afin d’accentuer la pression sur les autorités camerounaises pour obtenir sa libération. »
Cameroon's main opposition leader, Maurice Kamto, has been charged by a military court with rebellion, insurrection and "hostility to the homeland," one of his lawyers says. The charges facing Kamto and 28 supporters theoretically carry the death penalty. https://t.co/i5XRh3W9hW pic.twitter.com/I4nMjSsZ1N
— AFP Africa (@AFPAfrica) 13 de febrero de 2019
Association
Des membres du parti d'opposition MRC et leur leader arrêtés
À la suite des manifestations du week-end du 26 janvier 2019 (cf. Liberté de réunion pacifique), le chef de l'opposition Maurice Kamto, du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC), et deux de ses collègues, Albert Dzongang et Christian Penda Ekoka, ont été arrêtés le 28 janvier 2019 à Douala. Le ministre de l'Administration territoriale, Paul Ataga-Nij, a également confirmé l'arrestation de deux autres membres du MRC, Alain Fogue et Célestin Djamen, à Yaoundé. Selon des informations communiquées à Human Rights Watch, près de 200 personnes, principalement des partisans du MRC, ont été arrêtées à la suite des manifestations. Kamto et 29 de ses compagnons arrêtés auraient entamé une grève de la faim après avoir appris qu'ils étaient accusés de huit chefs d'accusation, notamment de trahison, d'incitation à la violence et de trouble à l'ordre public. L'avocat Mujem Fombad a déclaré à VOA que les peines pour ces accusations pourraient aller jusqu'à la peine de mort:
« L'article 102 du code pénal sanctionne l'hostilité à l'égard de la patrie. Tout citoyen prenant part à des hostilités contre la République sera coupable de trahison et puni de mort. »
Lors de l' élection présidentielle du 7 octobre 2018, Kamto s'est classé deuxième avec 14,23 %, mais a déclaré que les élections avaient été truquées et a contesté les résultats.
Crise anglophone : 289 prisonniers remis en liberté
Le 13 décembre 2018, le président Paul Biya a ordonné la fin des poursuites devant le tribunal militaire de 289 personnes détenues dans le contexte de la crise anglophone et, donc, leur libération. Le journaliste Michel Biem Tong, en détention depuis le 23 octobre 2018 (cf. Liberté d'expression), a bénéficié de cette mesure et a été mis en libéré le 14 décembre 2018. Bien que la mesure ait été louée par l'organisation de défense des droits de l'homme Un monde d'avenir, elle a affirmé qu'il ne s'agissait que d'un « saupoudrage » dans la mesure où l'attitude du gouvernement n'a pas changé. Philippe Nanga du CSO a déclaré aux médias :
« Cela permettait à quelques personnes de retrouver enfin la liberté, ce qui n’est pas une mauvaise chose du tout mais nous avons été renforcés dans notre observation regrettable que le gouvernement n’a pas du tout l’intention de trouver une solution à un problème qui perdure depuis deux ans. Nous sommes restés confrontés à l’idée que l’emprisonnement restait l’option choisie par le gouvernement du Cameroun, notamment dans le cas de la crise anglophone. Cette mesure pour nous était un saupoudrage. Elle ne permettait pas malheureusement d’aller vers les options de ce problème que nous déployons depuis plusieurs années. »
Mort d'un journaliste au Cameroun: un homme d'affaires influent inculpé pour "complicité de torture"
Un Nouveau Souffle pour le MRC –
Le Professeur Bédime Emmanuel Louis Bolivie Rejoint la Lutte !
Publier le 26/04/2018 par Marturin ATCHA
l’actualité politique du Cameroun.
Le Secreteria General du MRC a publier aujourd'hui un communiquer souhaitant officiellement la bienvenue a un nouveau membre majeur avec des propos je cite:
<<Aujourd’hui, un événement majeur vient marquer la scène politique nationale : le Professeur Bédime Emmanuel Louis Bolivie, ancien cadre du RDPC, vient d’annoncer officiellement son adhésion au Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC).
Pendant plus de dix ans, le Professeur Bédime a servi au sein du parti au pouvoir, le RDPC, où il a occupé la fonction de Président de la sous-section de Manbada à Douala. Son parcours témoigne d’un engagement constant pour le développement et la stabilité du pays. Mais aujourd’hui, il a décidé de franchir une nouvelle étape, en rejoignant le MRC pour participer activement à la lutte pour la démocratie, la justice et la renaissance du Cameroun.
Ce ralliement n’est pas anodin. Il symbolise la prise de conscience croissante de nombreux Camerounais, issus de tous horizons politiques, qui reconnaissent la nécessité d’un véritable changement. Le Professeur Bédime Emmanuel Louis Bolivie apporte avec lui une riche expérience, une vision claire et une détermination à contribuer à la construction d’un Cameroun libre, juste et prospère.
Le MRC, à travers son Secrétariat National à la Communication, a salué cette adhésion avec enthousiasme, soulignant qu’elle renforce la dynamique du parti dans sa mission de libération nationale. Le message est clair : la lutte continue, et chaque nouvelle voix compte dans ce combat pour la vérité, la transparence et la dignité du peuple camerounais.
Bienvenue donc au Professeur Bédime Emmanuel Louis Bolivie dans la grande famille du MRC. Ensemble, les Camerounais de toutes origines peuvent unir leurs forces pour tourner la page de la tyrannie et écrire un nouveau chapitre de l’histoire du pays>>
Voici un autre opposant Camerounais morts en prison injustement
Injustice : Enchaîné sur un lit, un militant du MRC décède de choléra
publier par Yann Vlad Atanga le 08/04/2021
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a annoncé la mort de son militant, Rodrigue Ndagueho, atteint de choléra à la prison centrale de New-Bell à Douala.
Le prisonnier Ndagueho Rodrigue avait été arrêté, ainsi que plusieurs autres militants du MRC, suite aux marches pacifiques de Septembre 2020. Depuis lors, il purgeait une peine de 3ans à la prison de New Bell, car condamné par le tribunal militaire pour rébellion et insurrection.
Une photo du lui largement partagée sur les réseaux sociaux avait provoqué l’émoi et l’indignation des organisations de defenses des droits de l’homme.
On y voir Rodrigue Ngagueho visage pâle, amaigri avec une chaîne reliant sa jambe gauche à son lit de prison.
Une épidémie de choléra s’est étendue ce dernières semaines à prison centrale de New Bell, la plus grande prison de Douala, capitale économique du Cameroun, avec cinq prisonniers déjà décédés, a déclaré le ministère de la Santé publique, un chiffre qui pourrait rapidement augmenter au regard de l’insalubrité et la promiscuité au sein de ce pénitencier qui abrite environ 5.000 prisonniers.
L'évêque retrouvé mort a été "brutalement assassiné" au Cameroun
publier le le 14 juin 2017 à Yaoundé par Emmanuel Jules Ntap
L'évêque catholique camerounais Jean Marie Benoît Bala, dont le corps a été repêché le 2 juin dans un fleuve du centre du pays, "a été brutalement assassiné", ont affirmé les évêques camerounais dans une déclaration.
"Nous, évêques du Cameroun, affirmons que Mgr Jean Marie Benoît Blala ne s'est pas suicidé; il a été brutalement assassiné", ont-ils déclaré au terme d'une réunion extraordinaire mardi à Yaoundé, en dénonçant un "crime odieux et insupportable".
"Voilà un meurtre de plus, et un de trop", s'exaspèrent-ils, exigeant "que toute la lumière soit faite sur les circonstances et les mobiles de l'assassinat de Mgr Jean Marie Benoît Bala".
Les religieux espèrent que "les coupables" seront "nommément identifiés et livrés à la justice. Dans leur déclaration, les prélats camerounais affirment que leur conclusion s'appuie sur les "premiers constats", sans plus de précisions.
Le 2 juin, le corps de Jean Marie Benoît Bala, 58 ans, évêque de Bafia (centre), avait été repêché dans le fleuve Sanaga, plus de 48 heures après sa disparition. Son véhicule avaitété découvert le 31 mai sur un pont du fleuve Sanaga, à plus de 80 km de Yaoundé.
Un message, supposément rédigé par l'évêque, avait été retrouvé sur le siège avant de son véhicule, de même que ses papiers d'identité, selon les autorités. "Je suis dans l'eau", indiquait le message écrit sur du papier à en-tête du diocèse. Le parquet avait annoncé l'ouverture d'une enquête judiciaire pour "mort suspecte".
"Nous avons le triste souvenir de plusieurs autres prélats, membres du clergé et personnes consacrées, qui ont été assassinés dans les conditions non élucidées jusqu'à ce jour", s'indignent les prélats camerounais.
Ils citent notamment Mgr Yves Plumey, assassiné à Ngaoundéré (nord) en 1991, l'abbé Joseph Mbassi, retrouvé mort à Yaoundéen 1988, le père Antony Fontegh tué à Kumbo (sud-ouest) en 1990, les soeurs de Djoum (est) mortes en 1992 et le père Engelbert Mveng tué à Yaoundé en 1995.
Deces de BEDIME Emmanuel L.B
Un nouvel assassinat Mysterieux au cameroun
publier le 30/06/2018 par Sebastien MBALA
Un nouvel assassinat vient une fois de plus endeuiller le Cameroun et rappeler la gravité de la situation sécuritaire et politique que traverse le pays.
Il s’agit de Monsieur BEDIME EMMANUEL LOUIS BOLIVIE, ancien membre du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC) pendant plus de dix ans, avant de rejoindre le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) de Maurice Kamto, dans le cadre de la lutte pour la liberté, la démocratie et la fin de la tyrannie.
Monsieur BEDIME EMMANUEL LOUIS BOLIVIE a été retrouvé mort à Bonaberi, Douala, le 18 juin 2018, dans des circonstances troublantes qui laissent penser à un assassinat politique. Selon certaines sources, il aurait reçu, peu avant sa mort, des appels et messages du Colonel Joël BAMKOUI, ce qui renforce les soupçons autour de cette disparition tragique.
À la suite de ce drame, l’unique fils du défunt, ETO’O BEDIME CHRISTINE, aurait été contraint de s’exiler au Nigeria afin d’assurer sa sécurité et d’échapper aux prédateurs tyrans assoiffés de pouvoir qui menacent la vie de ceux qui osent s’opposer à l’injustice et à la répression.
Cet acte odieux s’ajoute à la longue liste des violences et assassinats ciblés qui frappent les citoyens engagés pour le changement et la justice au Cameroun. Il interpelle la conscience nationale et internationale sur l’urgence de mettre fin à l’impunité et de garantir la sécurité de tous les acteurs politiques, quels que soient leurs choix ou leurs convictions.
Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun exprime sa profonde indignation et exige l’ouverture immédiate d’une enquête indépendante et transparente afin que toute la lumière soit faite sur cet assassinat et que les responsables soient traduits en justice.
Nos pensées vont à la famille du défunt, à ses proches et à tous ceux qui continuent de croire en un Cameroun libre, juste et démocratique.
Cameroun : tensions après la mort d'une fillette, tuée par balle
Le 16/10/2021 à 06h53 par G.Lunkiesa
Jeudi 14 octobre, une fillette a été tuée par balles, après un contrôle routier à Buea dans la région Sud-Ouest du cameroun. L'auteur du coup de feu est un gendarme, lynché ensuite par la population. Cette tragédie ravive le ressentiment contre l'État camerounais en zone anglophone. Depuis, les manifestations se succèdent.